L’Unaf en visioconférence avec le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer : Pour l’Unaf, les enfants ne doivent pas être les perdants du confinement

    L’Unaf en visioconférence avec le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer : Pour l’Unaf, les enfants ne doivent pas être les perdants du confinement

    La Présidente de l’Unaf, Marie-Andrée Blanc et Patricia Humann, Coordonnatrice du pôle « Education - Petite enfance - Jeunesse » ont participé aux côtés des associations de parents d’élèves, la FCPE, l’UNAAPE, la Peep et l’APEL, à une visioconférence organisée par le Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer.

    Le ministre a rappelé que la rentrée des élèves à l’école à partir du 11 mai prochain serait progressive et sociale. Les élèves du primaire rentreront à partir du 12 mai avec une adaptation locale et une garantie des conditions sanitaires strictes.

    Un protocole sanitaire dans un document détaillé a été construit s’appuyant largement sur les recommandations du conseil scientifique : maintien de la distance physique, gestes barrières et hygiène des mains, mise à disposition de 2 masques « grand public par jour pour les enseignants, port du masque par les collégiens et lycéens fournis par les parents.

    Pour les primaires s’ils le souhaitent, mais pas pour les maternelles, des masques seront aussi à disposition dans les écoles, masques FFP1 pour un enfant présentant un symptôme, nettoyage et désinfection des locaux sont aussi prévus.

    Les parents devront être informés clairement notamment :

    Des conditions d’ouverture de l’établissement,
    De leur rôle actif dans le respect des gestes barrières (explication à leur enfant, fourniture de mouchoirs en papier jetables, ...),
    De la surveillance de l’apparition de symptômes chez leur enfant avec une prise de température quotidienne avant qu’il ne parte à l’école (température doit être inférieure à 37,8°C),
    Des moyens mis en œuvre en cas de symptômes chez un élève ou un personnel,
    De la procédure applicable lors de la survenue d’un cas, qu’il concerne son enfant ou un autre élève,
    Des numéros de téléphones utiles pour obtenir des renseignements et des coordonnées des personnels de santé médecins et infirmiers travaillant auprès de l’établissement,
    De l’interdiction de pénétrer dans l’enceinte solaire,
    Des points d’accueil et de sortie des élèves,
    Des horaires à respecter pour éviter les rassemblements au temps d’accueil et de sortie,
    De l’organisation de la demi-pension.
    Cette liste n’est pas exhaustive et sera à compléter selon les conditons d’organisation.

    Les enfants du primaire rentreront en classe par niveau afin que tous les enfants puissent avoir un temps de présence à l’école, sauf si les parents préfèrent continuer le confinement. Mais le ministre a spécifié que ce n’était pas ce que l’Education nationale souhaitait (pour rappel : l’instruction est obligatoire en France mais envoyer son enfant à l’école n’est pas obligatoire).

    4 types d’élèves seront prioritaires : les enfants des personnels soignants et de sécurité, les enfants en situation de handicap ou en grande difficulté scolaire, les enfants de professeurs et une attention sera portée aux fratries afin que les enfants soient en même temps présents à l’école.

    La rentrée se fera en petits groupes de 15 maximum, ce qui sera favorable à la personnalisation des apprentissages et pourra donc s’organiser soit un jour sur deux en présentiel à l’école, soit 1 semaine sur 2, soit 2 jours sur 4 dans la semaine …

    Les écoles sont libres d’organiser les emplois du temps comme elles le souhaitent. Les élèves seront donc soit à l’école, soit à la maison avec un enseignement à distance, soit en étude. Dans les communes qui le souhaitent un plan « sport, santé, culture, civisme » sera mis en œuvre avec un accompagnement et une aide financière de l’état.

    Une circulaire sera publiée trés prochainement.

    Le ministre a par ailleurs rappelé que l’école durera jusqu’au 4 juillet et que des vacances « apprenantes » et des colonies de vacances, type classes vertes dans la même région, seront organisées, avec visée sociale forte, notamment vis-à-vis de public comme ceux de la protection de l’enfance.

    Marie-Andrée Blanc est intervenue pour témoigner que, malgré les inquiétudes, de nombreuses familles souhaitaient le retour des enfants à l’école. Ceci entre autre, pour ne pas perdre leur emploi. Beaucoup d’enfants ont par ailleurs décroché concernant l’école à la maison et il faut rassurer les parents en garantissant une remise à niveau. Des familles ne sont pas correctement équipées en ordinateurs et n’ont pas une bonne connexion. Les gestes barrières ont été majoritairement appris à la maison et l’Unaf considère que les enfants sont en capacité de les pratiquer à l’école.

    Marie-Andrée Blanc a conclu en indiquant que l’Unaf souhaitait que les enfants ne soient pas les perdants de cette période de confinement. Elle a par ailleurs insisté sur la remise en route du périscolaire, très important pour les parents qui travaillent.

    La Peep a évoqué le fait que certaines villes ont demandé avant le 11 mai aux familles d’indiquer leur choix de remettre ou non leur enfant à l’école, et ceci jusqu’aux vacances.

    Le ministre a rappelé qu’il n’était absolument pas question de forcer les parents à remettre leur enfant à l’école mais qu’il est important de rassurer les parents et de leur dire qu’ils auront le choix, à tout moment, de remettre leur enfant à l’école. Une certaine défiance existe aujourd’hui laquelle, selon lui, évoluera au cours des mois à venir.

    L’aspect soutien psychologique des enfants a par ailleurs été évoqué par l’Apel et le ministre a confirmé que ce point serait naturellement pris en compte, avec l’aide des psychologues scolaires.

    Concernant les colonies de vacances Marie-Andrée Blanc a souligné leur prix trop important pour les familles. Le ministre a annoncé une aide renforcée pour les colonies de vacances.

    La question de la rentrée des collégiens qui devrait avoir lieu fin mai en fonction des départements (classés rouges ou verts) et du choix des conseils départementaux n’a pas été évoqué. Des précisions seront apportées ultérieurement.

    Stratégie nationale du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 : l’Unaf publie un tableau récapitulatif suite aux annonces du Premier ministre

    Stratégie nationale du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19 : l’Unaf publie un tableau récapitulatif suite aux annonces du Premier ministre

    Suite à la déclaration du Premier Ministre le 28 avril devant l’Assemblée Nationale, retrouvez en ligne ici, par dates et par sujets concernant les familles, un tableau reprenant la stratégie nationale du plan de déconfinement dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de Covid-19.

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    Approvisionnement en masques : pour l’Unaf, une question cruciale pour la réussite du déconfinement

    Approvisionnement en masques : pour l’Unaf, une question cruciale pour la réussite du déconfinement

    Mardi 28 avril, le Premier Ministre a annoncé que « grâce à la mobilisation de tous, il y aura assez de masques dans le pays pour faire face aux besoins à partir du 11 mai ».

    Précisons que le 25 avril 2020, la Secrétaire d’Etat auprès du Ministre de l’Économie et des Finances, Agnès Pannier-Runacher, a organisé une conférence téléphonique réunissant les associations de consommateurs pour faire le point sur les masques dits alternatifs (en textile). L’Unaf y assistait.

    Cet échange a permis la présentation de cette nouvelle famille de masques, distincts des masques dits chirurgicaux ou de type FFP2, de leurs modalités d’usage, et de leurs circuits de distribution. Il a été fait mention d’un abaissement de la TVA à 5,5% sur ces masques, et d’un « non-encadrement » de leurs prix.

    L’Unaf, aux côtés des autres associations, a alors alerté la Ministre sur plusieurs points :

    • le risque d’une pénurie rapide en l’absence d’encadrement des quantités, à l’image de ce qui s’est produit sur différents produits de la vie courante ces derniers temps ;
    • le développement d’arnaques en tous genres sur ce marché naissant ;
    • l’envolée des prix en l’absence de leur encadrement règlementaire ;
    • la probabilité que certaines familles ne puissent pas se les procurer pour des raisons financières alors qu’il s’agit d’un bien essentiel ;
    • les difficultés actuelles pour approvisionner, en quantités suffisantes, les professionnels et bénévoles du secteur social, en particulier les mandataires à la protection juridique des majeurs ;
    • la nécessaire coordination avec les collectivités pour la distribution gratuite de masques pour les populations les plus en difficultés.

    Ces points semblent avoir été partiellement pris en compte dans les orientations gouvernementales.

    Mercredi 29 avril a été annoncé en particulier que :

    • des masques grand public (en tissu et réutilisables) et des masques à usage unique seront progressivement mis en vente, dans des magasins et drive, à partir du lundi 4 mai, avec des approvisionnements qui monteront en puissance après le 11 mai ;

    • les enseignes de la grande distribution s’engagent à ce que le prix des masques soit limité afin de permettre leur acquisition par tous les Français. Elles vendront les masques avec une marge minimale. Le prix de base d’un masque grand public sera de l’ordre de 2 à 3 euros, soit un coût à l’usage de 10 à 30 centimes selon le nombre de lavages et de réutilisations possibles.

    Le Premier Ministre a également annoncé que des distributions gratuites de masques seraient organisées : « une enveloppe hebdomadaire de 5 millions de masques lavables pour que les préfets organisent, avec les maires et les présidents de conseils départementaux, la distribution de masques à nos concitoyens les plus précaires, via les CCAS et les acteurs associatifs ».

    Le ministère de l’Economie a demandé aux enseignes de la grande distribution alimentaire à ce que soit élaboré un guide des bonnes pratiques pour la mise en vente des masques en magasins, de manière à garantir une diffusion équitable et sereine de ces équipements de protection (notamment le nombre de masques possible par achat).

    En tant qu’association de consommateurs, l’Unaf sera particulièrement vigilante à la mise en œuvre effective de ces mesures dans les enseignes de la grande distribution.
    Elle s’interroge également sur leur application dans les autres circuits de distribution « grand public » : pharmacies, bureaux de tabac… Quid en particulier de la vente sur Internet ?

    Quoi qu’il en soit, nous assistons là à la création accélérée d’un nouveau marché, celui des masques en textile, les autres masques étant réservés aux soignants et aux malades.

    En l’absence de régulation, l’Unaf appelle les familles à la plus grande vigilance pour choisir de façon éclairée les masques et les circuits de distribution adéquats, et ne pas tomber dans les pièges éventuels qui leur seraient tendus.

    Il convient en particulier de bien se renseigner sur :

    La qualité des différents masques et de leurs différents usages, au regard de leur prix.
    Le « protocole » sanitaire de lavage/séchage/repassage des masques lessivables.
    Les bons gestes pour installer, utiliser, et enlever son masque, en complément des gestes barrière.
    L’Unaf recommande aux familles de ne pas négliger, quand c’est possible, la confection de leurs propres masques, à condition bien sûr de respecter les normes de sécurité. Elle invite d’ailleurs toutes les associations familiales et Udaf qui le peuvent à organiser ce type d’entraide entre les familles.

    Plus d’informations sur les masques : et aussi ici !

    Autre référence

    Concernant les professionnels du secteur social et médico-social, l’Unaf demande que l’ensemble des salariés soient pourvus en masques, et notamment les professionnels du secteur de la protection juridique des majeurs et les professionnels de l’accompagnement, qui sont au service des personnes les plus vulnérables.

    La fourniture de masques est indispensable pour les professionnels, et notamment les mandataires judiciaires à la protection des majeurs vulnérables, afin que les visites aux personnes (parmi lesquelles beaucoup sont isolées, handicapées ou âgées, souffrant de troubles psychiques accentués par la situation de confinement) puissent reprendre.

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