Salon des familles : retrouvez la prise de parole de l’Unaf lors de la conférence « Comment accompagner nos enfants dans leur usage des outils numériques ? »

     

    Salon des familles : retrouvez la prise de parole de l’Unaf lors de la conférence « Comment accompagner nos enfants dans leur usage des outils numériques ? »

    Illustration article

    L’Unaf a participé en janvier dernier, au 1er salon des Familles, qui s’est tenu du 10 au 12 janvier derniers, à Paris Expo, porte de Versailles (+lire en rappel).

    Magicmaman co-organisateur du salon et animateur de la conférence « Comment accompagner nos enfants dans leur usage des outils numériques ? » vient de mettre la vidéo en ligne.

    Parmi les 5 experts invités, retrouvez Olivier Gérard, coordonnateur du pôle « Médias et Usages numériques » de l’Unaf présentant le site et la page Facebook mon-enfant-et-les-ecrans.fr.

    Y accéder.

    Des témoignages d’Udaf repris dans le rapport annuel sur « l’Etat du mal logement » présenté par la Fondation Abbé Pierre

    Des témoignages d’Udaf repris dans le rapport annuel sur « l’Etat du mal logement » présenté par la Fondation Abbé Pierre

    L’Unaf, représentée par Marilia Mendes, Coordonnatrice du pôle « Habitat - Cadre de vie » a assisté à la présentation de la 25e édition du Rapport annuel sur « L’État du Mal-logement » de la Fondation Abbé Pierre qui s’est tenue le 31 janvier 2020. Cette rencontre s’est déroulée en présence du Ministre du Logement Julien Denormandie, venu débattre et répondre aux questions sur les orientations de la politique du logement du Gouvernement.

    Le rapport dresse un constat toujours aussi alarmant du mal logement avec une année marquée par de tristes records : « 49 733 nuitées à l’hôtel financées par l’Etat, en hausse de 7 % par rapport à 2018 ; 2,113 millions de ménages inscrits sur les listes d’attente pour un logement social fin 2018, soit 2 % de plus que l’année précédente ; 15 993 ménages expulsés de leur logement en 2018, avec le concours de la force publique, soit 4,2 % de plus qu’en 2017 ; et on dénombre 572 440 coupures d’électricité ou de gaz pour impayé en 2018 » avec une augmentation des inégalités.

    Le rapport dénonce également une aggravation des conditions de vie des familles et des enfants, avec une augmentation du nombre de femmes avec enfants à la rue.

    Fin novembre 2019, selon les associations, 500 à 700 enfants étaient sans solutions d’hébergement le soir en Ile-de-France et ce malgré la priorité donnée par le 115 aux familles et 153 bébés sont nés dans la rue à Paris.

    Des situations dramatiques observées également dans d’autres grandes métropoles. La Fondation a dédié le principal chapitre de son rapport aux personnes isolées (célibataires, personnes âgées, jeunes, familles monoparentales, parents isolés, ….) dont la situation face au logement s’est fortement dégradée et consacré une large place aux bonnes pratiques de terrain avec notamment des témoignages d’Udaf.

    Enfin, la Fondation Abbé Pierre, qui plaide pour faire de la question du logement et de l’habitat au sens large un enjeu majeur des prochaines élections municipales, a invité les candidats à la Mairie de Paris à venir débattre sur les axes de leur programme.

    Retrouvez le rapport

    @ : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    L’Unaf auditionnée par le Secrétaire d’Etat chargé des retraites, Laurent Pietraszewski, sur les droits familiaux de retraite

     

    L’Unaf auditionnée par le Secrétaire d’Etat chargé des retraites, Laurent Pietraszewski, sur les droits familiaux de retraite

    Illustration article

    Le mardi 11 février 2020, Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf a rencontré le Secrétaire d’Etat chargé des retraites, Laurent Pietraszewski, sur les droits familiaux de retraite dans le système universel de retraite. Jean-Philippe Vallat, en charge de la Direction des Politiques et Actions familiales, et des Etudes à l’Unaf et Claire Ménard, Chargée des Relations parlementaires étaient également présents. Cette rencontre a été l’occasion d’échanges nourris et une attention sur les arguments défendus.

    En préalable, Marie-Andrée Blanc a rappelé que les droits familiaux ont longtemps été oubliés de la concertation avec de fortes inquiétudes qui persistent pour les femmes et les mères de famille.

    Il a été ensuite fait état des échanges avec le Premier Ministre le 9 décembre 2019 et le 26 janvier 2020, avec le Président de la République, sur les droits familiaux de retraite, les 2% supplémentaires pour le 3e enfant et l’’élargissement jusqu’à l’âge de 6 ans pour l’ex AVPF pour les familles ayant le complément familial ainsi que la volonté de l’Unaf d’avoir 20% pour les familles de 3 enfants en raison de la perte de la MDA et de la baisse du taux d’emploi des femmes surtout au 3e enfant passant de 72,8 % à 53,2%.

    Les équipes du Secrétaire d’Etat ont d’ailleurs reconnu que le gros bataillon des familles nombreuses se situait sur les familles de 3 enfants plutôt que sur les familles de 4 enfants ou plus.

    Un long échange sur le partage des points s’agissant de la bonification de 5% par enfant s’en est suivi en précisant les attentes de l’Unaf sur le modèle de la majoration de durée d’assurance (MDA), complété de la règle du partage des points à défaut pour la moitié non attribuée à la mère en raison de la maternité.

    Il a été rappelé les éléments du projet de loi et la volonté gouvernementale d’avoir une décision des parents sur ce point à partir des 4 ans de l’enfant et de flécher les points vers la mère. Dans le système MDA, il a été souligné que cela s’est fait sans publicité et moins de 10 000 parents on fait le choix d’un partage. Avec la mesure de la bonification de 5%, la question du partage se posera car cette mesure est plus visible avec une incidence monétaire directe.

    La volonté du gouvernement est de mieux répartir les droits familiaux concentrés aujourd’hui pour 1/3 de la masse financière vers les pères et vers les familles de 3 enfants.

    Le Ministre a confirmé l’objectif de déconcentrer les droits familiaux et de les ouvrir dès le 1er enfant. Il a entendu les arguments sur le partage des points souhaités par l’Unaf avec un intérêt pour les familles d’en réserver une partie à la mère au titre de la maternité et une partie vers le salaire le plus élevé du couple.
    Le Ministre a souligné que les droits familiaux était un axe de la politique familiale sans en être le cœur.

    Sur le nouveau dispositif AVPF et le trou d’indemnisation du congé parental avec le partage obligatoire entre les deux parents, le Ministre a noté la demande de l’Unaf de lier l’attribution des points à la prise du congé parental et non à la PreParE.

    Sur l’AVPF toujours, l’attribution des points à hauteur de 60% du SMIC s’explique par le fait que les 100% SMIC ne concernaient dans l’ex AVPF que la retraite de base et pas la complémentaire. Il y a donc maintien du niveau de compensation mais sur des périodes plus réduites. Cette réponse n’explique toutefois pas le diagramme de l’étude d’impact de la page 823 avec la baisse de la part d’AVPF dans les masses totales de pension versées en % après réforme à la fin des années 2030. L’Unaf a regretté que l’étude d’impact n’explique pas mieux les incidences de la réforme de l’ex AVPF et des éléments devraient venir pour mieux l’expliquer.

    Enfin la réduction de l’âge des enfants de 21 ans à 6 ans pour les bénéficiaires de l’ex-AVPF, l’Unaf a souhaité avoir la garantie qu’ils vont bien être rattrapés par le minimum contributif de 85 % du SMIC. Il a été précisé que ce serait bien le cas après avoir intégré les points de bonification pour enfant, les périodes de chômage indemnisé ...

    Le Ministre a précisé que dans la réforme systémique sera pris en compte dans le minimum de pension ceux qui partent sans décote à 67 ans, qui aujourd’hui sont majoritairement des femmes.

    L’Unaf a regretté qu’aucun cas-type de l’étude d’impact ne soit avec des enfants. Il a été répondu que ces cas sont en cours de finalisation.
    Au-delà du sujet du minimum de pensions, l’étude d’impact semble conditionner un meilleur niveau de retraite pour les femmes au fait de décaler l’âge de départ à la retraite. Cela interroge l’Unaf notamment au regard des solidarités familiales des grands-parents.

    Les équipes du ministre ont confirmé un décalage global de 6 mois de départ à la retraite.

    Sur le forfait de points par enfant, le Ministre a été sensible à ce que l’Unaf cite le rapport de l’IPP favorable à une proportionnalité. La réforme est déjà fortement redistributive. Le Ministre a confirmé que les préjudices de carrière liés à la conciliation sont proportionnels aux revenus et qu’une approche forfaitaire redistribue vers le bas.

    L’entretien s’est terminé sur deux points :

    la place de l’Unaf dans la gouvernance. Il a été confirmé que l’Unaf ne sera pas dans le CA de la CNRU réservé aux partenaires sociaux stricto sensu. Mais l’Unaf est légitime à demander officiellement à être dans l’assemblée générale des retraites (renvoyer à une ordonnance pour en fixer les missions et les relations avec les autres instances de la CNRU)
    la mission confiée à Bertrand Fragonard va rendre rapidement ses conclusions sur les conséquences du divorce en matière de réversion.

    @ : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    L’Unaf signataire d’une tribune incitant les candidats aux élections municipales à s’engager sur des politiques alimentaires saines et durables

    L’Unaf signataire d’une tribune incitant les candidats aux élections municipales à s’engager sur des politiques alimentaires saines et durables

    Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’Unaf, est signataire d’une tribune dont l’objet est d’inciter les candidats aux élections municipales à s’engager sur des politiques alimentaires ambitieuses, saines et durables.

    "L’échelon local est primordial pour répondre à l’urgence climatique, sociale et de santé publique. La commune peut apporter des améliorations immédiates à la vie de chaque habitant et en particulier des plus fragiles. C’est pourquoi nous, représentants des associations de solidarité, de consommateurs, de parents d’élèves, de familles et de protection de l’environnement, attendons des candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars qu’ils s’engagent à mettre en œuvre des mesures concrètes et ambitieuses pour une alimentation saine et durable pour toutes et tous.

    L’alimentation est devenue la variable d’ajustement de nombreux ménages. En France, 5,5 millions de personnes ont désormais recours à l’aide alimentaire, un chiffre qui a doublé depuis 2009. Sans compter celles et ceux qui se privent ou pour qui la qualité nutritionnelle de l’alimentation est insuffisante [1]. Plus largement, la population française connaît actuellement un développement sans précédent de maladies chroniques, en partie expliqué par l’alimentation (diabète de type 2, maladies cardio-vasculaires, certains types de cancers). Le taux d’obésité est passé de 5 à 17 % en 35 ans [2].

    Partout en France, des élus ont déjà mis en place des actions exemplaires. Ils doivent être salués. Mais il faut maintenant multiplier ces initiatives. C’est pourquoi nous demandons que les candidat·es aux élections de mars 2020 s’engagent à améliorer l’accessibilité de tou·te·s à une alimentation saine et durable [3]. Pour cela, quelques pistes simples.

    D’abord, faire de la cantine scolaire et des restaurants collectifs de véritables outils de la transition alimentaire et de réduction des inégalités sociales : augmentation des produits bio locaux et des menus végétariens, lutte contre le gaspillage alimentaire et mise en place de tarifs sociaux.

    Deuxièmement, faire de nos collectivités des ruches pour le développement d’une alimentation saine et durable accessible à tou·te·s : soutien des filières locales (mise en vente de produits durables et locaux dans les magasins de proximité, prêt de locaux aux AMAP et magasins de producteurs, etc.) et des initiatives pour l’accessibilité aux personnes en situation de précarité (épiceries solidaires ouvertes à tous, paniers solidaires, groupements d’achats, etc.).

    Troisièmement, faire de nos communes le moteur d’une éducation à l’alimentation saine et durable : réglementation locale de la publicité, programmes d’éducation active à l’alimentation, dans les écoles et en dehors, notamment pour aborder les enjeux nutritionnels sans stigmatisation (ateliers cuisines, visites, etc.).

    Enfin, faire de nos territoires des laboratoires de la transition agricole : soutien à la structuration de filières agricoles (conversion ou installation en agriculture biologique, en fruits, légumes et légumes secs, etc.), aux outils de transformation adaptés (légumeries, abattoirs, trieuses, etc.) et préservation du foncier agricole.

    Permettre un accès digne à une alimentation de qualité est crucial pour réduire les inégalités sociales. Mieux encore, diminuer notre consommation de viande et de produits laitiers et augmenter notre consommation d’aliments végétaux et bio est indispensable pour réduire l’empreinte climatique du système alimentaire français (4).

    La mise en place de ces politiques locales est une formidable opportunité tant pour les familles et les habitant.es que pour nos territoires. Elle crée de puissants cercles vertueux qui conjuguent santé, protection de l’environnement et du climat et dynamisme économique des territoires, au bénéfice de chacun·e d’entre nous.

    Face à l’urgence sanitaire, sociale et climatique, nous avons aujourd’hui un seul choix : passer à l’action sur nos territoires !
    Signataires

    Véronique Fayet, Présidente du Secours catholique-Caritas France
    Marie-Andrée Blanc, Présidente de l’UNAF
    Jean-Yves Mano, Président de la CLCV
    Rodrigo Arenas, Président de la FCPE
    Anne-Sophie Joly, Présidente fondatrice du Collectif national des associations d’Obèses
    Boris Tavernier, Directeur et cofondateur de VRAC
    Dominique Hays, Président du Réseau Cocagne
    Guy Janvier, Président de la branche française d’European Anti Poverty Network
    Marc Deconchat, Président de Solagro
    Philippe Quirion, Président du Réseau Action Climat (regroupant 22 associations nationales)"

    > Lire la tribune sur le site de La Croix

    [1] Abena 2014 et Anses 2017

    [2] Esteban, 2017

    [3] Mesures inspirées du Pacte pour la transition, www.pacte-transition.org et tirées du cahier de recommandations du Réseau Action Climat et Solagro : https://reseauactionclimat.org/70-recommandations-politiques

    Please publish modules in offcanvas position.