« Entre citoyen et administration : une médiation impossible ? » synthèse et le podcast du débat organisé par France Stratégie sur la médiation administrative

    « Entre citoyen et administration : une médiation impossible ? » : retrouvez la synthèse et le podcast du débat organisé par France Stratégie sur la médiation administrative avec l’intervention de l’UNAF

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    À la demande de l’Assemblée nationale, France Stratégie prépare actuellement une étude sur les médiations entre les citoyens et les administrations. Le rapport devrait être publié au début de mois de juillet. C’est dans ce cadre que le 11 avril 2019, Servane MARTIN, Chargée de mission « protection sociale » à l’UNAF, est intervenue au colloque organisé par France Stratégie intitulé « entre citoyen et administration : une médiation impossible ? ». + Lire en rappel.

    Dans son intervention, l’UNAF a rappelé la nécessité de bien définir ce qui relève de la médiation et de la conciliation et d’insister sur l’importance de garantir des principes d’indépendance, neutralité, confidentialité, et de qualité (formation, code déontologique…).

    Ce temps d’échanges avait pour objectif de rendre plus explicites les écarts entre différentes approches de la médiation, en mettant autour de la même table des acteurs jouant des rôles distincts dans ce paysage : médiateurs institutionnels, agents du Défenseur des droits, responsables des administrations concernées, représentants d’usagers et chercheurs.

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    Journée nationale du 04/06/19 « La parentalité à l’épreuve de la société du bien-être »

    La journée nationale « La parentalité à l’épreuve de la société du bien-être » a réuni 80 personnes à l’Unaf

    80 personnes étaient présentes à la journée nationale « La parentalité à l’épreuve de la société du bien-être » organisée par l’UNAF à Paris, le mardi 4 juin 2019, co-animée par Isabelle SAUNIER, présidente du département Parentalité-enfance à l’UNAF et David Pioli, Coordonnateur du pôle Droit de la famille, parentalité et protection de l’enfance.

    Cette journée riche d’échanges et de partage a proposé différentes séquences d’intervention portant sur les politiques publiques de soutien à la parentalité mais aussi sur les programmes normatifs liés à la parentalité ainsi que de multiples réflexions éthiques liées aux conditions du bien-être ou encore à l’éducation à la consommation.

    Pierre-Yves MANCHON, chef du bureau des familles et de la parentalité à la DGCS, a tout d’abord présenté les objectifs de la Stratégie Nationale de Soutien à la Parentalité pour ensuite décliner un certain nombre d’axes prioritaires du plan d’action en cours de finalisation. Il a notamment insisté sur la nécessité de rendre davantage lisible (pour les parents, les porteurs de projets, les soutiens) les dispositifs d’accompagnement des parents dans l’éducation de leurs enfants et de faire du soutien à la parentalité un véritable pilier de la politique de l’enfance. Il a présenté notamment le futur « portail online d’information, d’orientation et de coaching », le passeport naissance destiné aux jeunes parents ou encore une plateforme numérique destinées aux familles monoparentales.

    Claude MARTIN, sociologue, est revenu, quant à lui, sur les questions du bien-être, de ses déterminants et de sa mesure, mais aussi sur les débats suscités par cette réflexion sur les conditions du bien-être, de la qualité de vie, de la « vie bonne » ou du bonheur. Il a ensuite présenté quelques données disponibles dans les enquêtes internationales sur le bien-être subjectif des enfants et des adolescents. Il a enfin abordé la question des pratiques parentales et de leur rôle dans la promotion du bien-être de leurs enfants, mais aussi des politiques publiques de soutien à la parentalité qui entendent les soutenir dans ce rôle.

    La conteuse Catherine CASABIANCA a ensuite introduit l’analyse de François FLAHAULT, philosophe et anthropologue, par la lecture d’un conte « La princesse devineresse ». François FLAHAULT, en s’appuyant sur un certain nombre de contes de tradition orale, a ensuite montré en quoi les motifs de transmission générationnelle et en creux, le rôle et la fonction parentale, apparaissaient de manière systématique dans des contes d’horizons parfois très différents. Il a enfin élargi son propos pour mettre en lumière en quoi la fonction paternelle avait une résonance large et pouvait s’exercer par différentes personnes ou institutions contribuant à la socialisation de l’enfant.

    Le sociologue Gérard NEYRAND a, quant à lui, dépeint le malaise ressenti par les intervenants du soutien à la parentalité pris dans des injonctions contradictoires liées à la progressive « managérisation » de l’action publique et à l’évolution des représentations parents-enfants. Gérard NEYRAND a présenté les tensions qui traversent les politiques de soutien à la parentalité tantôt confiées à des professionnels et tantôt laissées aux parents eux-mêmes, et oscillant entre réponse à une possible démission des parents et promotion de l’émancipation du parent citoyen. Il a insisté sur la nécessité d’une réflexion autour d’un processus de socialisation pluridimensionnelle qui permettrait de combattre la dimension managériale du soutien à la parentalité grâce à une prise de conscience des institutions sur l’importance d’une collaboration éducative autour du parent.

    Xavier BRIFFAULT, sociologue, spécialiste en épistémologie de la santé mentale, a présenté, lors de cette journée, les dérives de certains programmes « evidence-based » et des logiques de santé publique appliquées au domaine de la parentalité. Il lui apparaît que ces programmes se prévalent d’une scientificité contestable, que leurs effets sont bien moindres que ceux escomptés lorsqu’ils ne sont pas potentiellement délétères pour les usagers. En tout état de cause, ces programmes méritent d’être réinterrogés au-delà du seul cercle des experts du champ de la santé publique. Il a ainsi souligné la logique économique qui peut prévaloir dans le choix d’appliquer ces programmes et prévaloir sur le bien-être des parents et des enfants à qui ils sont adressés.

    Inès de La VILLE, professeure de sciences de gestion à l’IAE de Poitiers, attachée à la formation des responsables marketing, insiste sur la responsabilité que ces derniers ont face à la jeunesse et souligne l’importance d’une éducation à la consommation dès le plus jeune âge. L’enfant représente, en effet, un marché futur mais dispose déjà d’un espace discrétionnaire de consommation lié à l’argent de poche, d’une capacité d’influence des achats de la famille et d’une exposition aux marques bien réelle. Inès De La VILLE a notamment présenté la manière dont les dispositifs sociotechniques exploitent les dispositions de l’enfant à travers les objets connectés jouant sur l’anxiété des parents et sur leurs peurs (tétines connectées, bodys connectés…).

    Livret du participant :
    Les actes de cette journée seront prochainement diffusés ainsi que l’intégralité en vidéo des échanges de la journée.

     

    Retrouvez l’analyse de l’Unaf sur le Projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé

    Retrouvez l’analyse de l’Unaf sur le Projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé.

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    Mercredi 22 mai 2019, la Commission des affaires sociales du Sénat a adopté après de nombreuses modifications le projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé. Le projet de loi viendra maintenant en discussion en séance publique du Sénat du 3 au 11 juin prochains.


    Analyse de l’Unaf sur le Projet de loi relatif à l’organisation et à la transformation du système de santé
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    Publication de la loi visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants : des avancées à consolider

    Publication de la loi visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants : des avancées à consolider

    La loi visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants a été publiée jeudi 23 mai 2019 au Journal officiel et est entrée en vigueur le 24 mai dernier.

    Cette loi répond à 4 objectifs défendus par l’UNAF qui s’engage depuis plusieurs années en faveur d’une reconnaissance du rôle crucial des aidants :

    • L’article 1 conduit à l’inscription dans le champ obligatoire de la négociation collective de branche du thème de la conciliation entre vie professionnelle et rôle de proche aidant.

    • L’article 2 favorise le développement d’offres de répit pour les aidants familiaux, en élargissant l’expérimentation de « baluchonnage » aux agents publics travaillant dans les établissements médico-sociaux publics.

    • L’article 3 permet à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) de financer des actions d’accompagnement des aidants menées par les conférences des financeurs pour la perte d’autonomie.

    • Enfin l’article 4 prévoit l’identification de l’aidant via la mention de son statut d’aidant sur le dossier médical partagé (DMP) de la personne aidée et inversement.

    L’UNAF a donc été entendue en ce qui concerne un meilleur suivi de l’aidant (mention de son statut d’aidant dans le DMP) et une meilleure conciliation vie familiale – vie professionnelle.

    Il s’agit d’une première étape qui doit être consolidée par l’indemnisation du congé de proche aidant. Cette mesure reste cruciale afin de permettre à l’aidant familial une meilleure conciliation et un maintien de sa vie professionnelle.

    C’est pourquoi, l’UNAF sera attentive à ce que l’indemnisation du congé de proche aidant, grande absente de cette loi, soit présente dans la loi « Autonomie et grand âge » prévue cet automne.

    Etude exclusive de l'UNAF : avoir une famille nombreuse aujourd'hui

    Etude exclusive de l’UNAF : Avoir une famille nombreuse aujourd’hui

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    L’UNAF publie une étude exclusive sur les familles de 3 enfants et plus. 32 000 familles partout en France ont accepté d’y répondre et d’expliquer comment est vécue et perçue cette situation particulière.


    Pourquoi cette enquête ?

    Les familles nombreuses concernent une part importante de la population. Selon l’INSEE, un enfant sur trois vit aujourd’hui dans une famille nombreuse. Environ 70% des adultes d’une génération ont grandi en famille nombreuse. Les recompositions familiales contribuent à cette importance quantitative : une famille nombreuse sur 6 est une famille recomposée. Si la proportion de familles de 4 enfants et plus diminue, celle de familles de 3 enfants se maintient. Avoir 3 enfants ou plus correspond à une aspiration de plus d’1 Français sur 3.
    Via l’Observatoire des familles de l’UNAF, réalisé en partenariat avec la CNAF, un questionnaire a été envoyé en 2017 à des échantillons représentatifs de familles : près de 32 000 familles ont répondu, dont 2/3 de familles nombreuses.


    Des familles heureuses mais le sentiment d’une mauvaise image

    Avoir une famille nombreuse est très majoritairement un choix : c’est le développement d’une solidarité entre les enfants qui correspond le mieux à leur aspiration (59 % citent cet objectif), ainsi qu’un souhait d’épanouissement individuel. Les autres raisons (conception éthique / religieuse, assurer une descendance, assurer un soutien lors du vieillissement) sont plus marginales.
    Près des 2/3 de ces familles sont très satisfaites de leur vie de famille (c’est un peu plus que les familles de 2 enfants). En revanche, 62 % ont le sentiment que leur image dans la société est mauvaise : au cœur de cette image, une norme dominante de famille avec 2 enfants mais aussi des reproches d’assistanat (difficultés à concilier vie familiale et vie professionnelle), le refus par certains que la solidarité nationale soutienne leur choix, leur caractère parfois « encombrant » ou « bruyant ». Mais certaines témoignent aussi d’une image positive : l’admiration de leur courage pour faire face, une image de vitalité, la reconnaissance que ces familles contribuent au dynamisme du pays.


    Quels sont leurs besoins et leurs difficultés ?

    Comme les autres familles, les problèmes de budget (58 %) et de conciliation (39 %) sont les plus marqués. Les familles nombreuses connaissent néanmoins des difficultés spécifiques : organisation des vacances, soutien de chaque enfant quand il en a besoin et suivi de la scolarité (surtout à partir de 4 enfants).
    Sur le budget, les points de tension principaux concernent les vacances, mais aussi la restauration scolaire, les frais d’études supérieures, l’alimentation et l’habillement : des postes de dépenses pour lesquels ces familles ne bénéficient pas d’économies d’échelle. C’est pourquoi, en termes de soutien, ces familles attendent des prestations monétaires (65 % jugent prioritaire une revalorisation des allocations familiales) mais aussi des tarifs plus avantageux, par exemple dégressifs en fonction de la taille de la famille, que ce soit pour des biens de consommation ou pour accéder à des services.


    Un soutien affaibli des politiques publiques

    Face à leurs besoins et leurs difficultés, une proportion importante des familles de 3 enfants (35 %) et 4 enfants et plus (39 %) se sentent moins soutenues qu’auparavant par les politiques publiques contre 8 ou 11 % qui se sentent davantage soutenues. Or, ces familles ont besoin d’une aide de la collectivité, avec beaucoup d’enfants le recours aux solidarités familiales ne suffit plus (elles se font moins aider par leur entourage) et les réductions d’activité sont souvent inévitables : ce qui pèse sur leurs ressources.

    Face à l’ensemble de ces constats et dans un contexte de baisse de la fécondité, l’UNAF réaffirme la nécessité de politiques publiques nationales et territoriales qui permettent d’accompagner les familles nombreuses : par l’indexation des prestations familiales sur le coût de la vie, par des tarifications locales (cantines, transports scolaires, loisirs) tenant compte de la taille de la famille, et par la rénovation du congé parental qui doit s’adapter aux contraintes réelles des parents.

    Lire l’étude de l’Observatoire des familles « Avoir trois enfants et plus aujourd’hui »
    CP15_observatoire-familles-nombreuses.pdf
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